Les Grands Militaires - Paul Aussaresses

Publié le par L'Empereur

Paul Aussaresses

« C’était la première fois que je torturais quelqu’un. Cela m’a été inutile ce jour-là. Le type est mort sans rien dire. Je n’ai pensé à rien. Je n’ai pas eu de regrets de sa mort. Si j’ai regretté quelque chose, c’est qu’il n’ait pas parlé avant de mourir. ».

 Général Aussaresses, Mémoires, Services spéciaux, Algérie 1955-1957

Après s'être fait la main en Indochine, ce spécialiste du renseignement arrive en Algérie en 1955. Directeur des services de renseignement en 1957, il pourra à ce titre pleinement participer à la bataille d'Alger.

Outre la torture, les assassinats sont tout bonnement dans l'ordre des choses pour le vieux soldat ...  les victimes ? « Il était impossible de les remettre dans le circuit judiciaire. Ils étaient trop nombreux et les rouages de la machine judiciaire se seraient grippés. Par conséquent, les exécutions sommaires faisaient partie intégrante des tâches inévitables de maintien de l’ordre. »

Aussaresses, responsable de crimes contre l’Humanité et de crimes de guerre, a pu éviter d'être jugé grâce à la loi d’amnistie générale de 1968. Il est condamné pour "apologie de crimes de guerre et complicité" par la Cour d'appel de Paris, en Avril 2003.
Le décret présidentiel du 14 juin 2005 lui enlève l’insigne de son « honneur » : il est "exclu de la Légion d’honneur et, partant, définitivement privé du traitement attaché à la qualité de commandeur de celle-ci ainsi que du droit de porter les insignes de toute décoration française ou étrangère ressortissant à la grande chancellerie », ... le vieux général borgne n’est donc pas totalement absout pour ses actes abominables commis selon lui "pour  la France".

Voir aussi :

l'Adjudant Chanal
, le Général Bigeard
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